Le photojournaliste franco-syrien Abdulmonam Eassa, honoré cette année par le jury du World Press Photo pour sa série intitulée Guerre au Soudan, une nation prise au piège, publiée dans le quotidien Le Monde sera à Montréal pour l’ouverture de la 19e édition.

Photojournaliste franco-syrien basé à Damas, Abdulmonam Eassa débute sa carrière durant les cinq années de siège de son quartier dans la Ghouta orientale, près de Damas (Syrie), où il documente la souffrance et la résilience des civils. Après avoir rejoint la France en 2018, il couvre le mouvement des gilets jaunes avant de poursuivre son travail au Soudan, en Ukraine, en Turquie, en Syrie et au Tchad. À la chute du régime syrien en 2024, il retourne dans son pays natal, partageant désormais sa vie entre la Syrie et la France. Son travail a notamment été publié dans Le Monde, The New York Times, The Guardian et The Washington Post. « Travailler au Soudan, c’est être surveillé en permanence, contrôlé en permanence. Et quand on se rapproche du front, bien sûr, cela peut être dangereux. Mais, à vrai dire, cela ne compte pas beaucoup pour moi. Le plus important et le plus difficile, c’est de faire mon travail tout en m’assurant qu’une fois que je serai reparti, personne ne sera en danger à cause de moi, à cause d’une photo », explique Abdulmonam Eassa, à propos de sa série récompensée par le jury du World Press Photo 2026.
